Il attend ce moment depuis ce matin. Il a en a rêvé pendant qu’il travaillait dans les champs sous le soleil cuisant de la Sardaigne. Quand il sentait ses muscles endoloris, la sueur qui coulait sur ses yeux. À l’aube, sa femme s’est levée avec lui et a caché dans la besace cette galette végétale préparée avec les trésors du minuscule potager et beaucoup d’amour.
Il s’assied sur une pierre, à l’ombre d’un olivier et la déguste, ravi. Des saveurs, des couleurs et ce côté rassasiant de la cuisine du pauvre. Un morceau de son île et de sa vie.
Coccoi ‘e berdura ou coccoi ‘e cocorico… bon on dirait une formule magique ou le son d’un perroquet n’est-ce pas ? Et pourtant il s’agit… d’un pain qui n’est pas un pain ah ah (coccoi est un pain typique de fête de la Sardaigne). Une galette sans levure, sans eau, avec peu de farine et beaucoup de légumes !
Un peu comme la scarpaccia de courgettes toscane cette galette de courgettes, la coccoi ‘e berdura (pain de légumes) est une invention extraordinaire. Quand c’est l’été (ou l’automne), le potager regorge de légumes, l’eau est rare (bienvenue en Sardaigne) et l’on a besoin d’en-cas pour aller travailler la terre.
La contrainte et l’ingéniosité nous ont offert ces galettes délicieuses que l’on sert comme antipasto et qui sont parfaites pour l’apéro ou un pique-nique.
Une jolie façon aussi de faire passer les légumes ;-)
Cette galette est une recette confidentielle. J’aime tellement vous faire découvrir toutes les facettes cachées de le gastronomie italienne !
Je vous emmène donc au travers de l’histoire de cette recette familiale née dans une zone particulière de la Sardaigne et de l’épopée de la courgette. Je vous livre les secrets pour réussir la galette et bien sûr la recette avec ses variantes.




